Par Elodie Sunn
Il m'a fallu faire face à mon anxiété pour arrêter de fuir
J’ai toujours été considérée comme celle qui savait arrêter aux premiers signes de problèmes, qui partait sans se retourner et sans regrets.
Je revois encore une de mes meilleures amies me dire « je ne sais pas comment tu fais », pleine d’admiration et d’inquiétude à la fois.
Elle avait raison d’être inquiète.
La réalité, c’est que je n’avais pas de quoi être triste : je ne permettais jamais à aucune relation de me toucher au coeur.
J’étais toujours prête à ce que ça n’aille pas, donc je préservais toujours une partie de moi. Au moindre signe de défaut, désaccord, de fin du fantasme, je partais.
J’avais aimé une fois, vraiment.
Et, sans le savoir, je gardais toujours la place chaude pour cet homme.
Dans ma tête, c’était mon âme soeur. Et, dans la sienne aussi. Alors je cultivais inconsciemment cette croyance que nous pourrions nous retrouver.
J’étais partie, non pas parce que je ne l’aimais plus, mais parce que sa façon d’être, de me traiter, n’étaient pas supportables.
Les murs, les meubles, prenaient déjà ses coups.
Et, je le savais. Tôt ou tard, il m’aurait frappée aussi.
La colère qu’il avait en lui prenait de plus en plus de place. Mêlée à son immaturité, elle créait un combo dangereux.
Je l’ai quitté par nécessité de survie, pas par manque d’amour.
Et c’est tout le problème.
Suite à ça, je n’ai pas fait de deuil. J’ai enfoui mes émotions.
Je me disais « j’ai fait mon deuil pendant la relation comme ça n’allait pas depuis longtemps, bien sûr que je suis prête à rencontrer quelqu’un d’autre ».
Je n’ai pas réalisé la blessure béante que cette relation avait laissée en moi.
Dans mon inconscient s’est gravé amour = souffrance = danger.
Avant lui, je me méfiais déjà de l'amour mais après lui, tout s'est cristallisé.
Ma tendance à fuir mes émotions s’est décuplée.
Les hommes que je rencontrais avaient à mes yeux toujours un problème.
Ils étaient soit trop mous, trop anxieux, émotionnellement indisponibles, soit il y avait quelque chose d’autre qui me faisait partir.
Avec le recul, je sais que j’ai « laissé passer » certains hommes probablement secures, tant je ne voyais pas ce qui se était devant moi.
J’étais en fuite constante.
Je préférais mon fantasme. Inconsciemment encore. Celui avec mon ex en version améliorée, ou avec un homme qui serait comme mon ex, mais en « sain ». Un chevalier qui changerait tout dès les premiers regards.
Pas quelqu’un avec qui j’aurais l’impression de devoir « construire ».
Puis j’ai compris que je devais me libérer de cette croyance vis-à-vis de mon ex, et je l’ai fait (promis je te raconterai ce que j’ai fait dans une prochaine newsletter).
Alors j’ai commencé à m’ouvrir vraiment…
Tout d’un coup, les relations « comptaient ». Je ne me réfugiais plus dans le fantasme de mon ex, je « relationnais » pour de vrai.
Et, même si j’ai longtemps eu du mal à l’admettre, je ressentais de l’anxiété.
Pour moi, elle était le signal que je devais partir, donc je la ressentais juste avant de fuir de nouveau. Mais quand même. Elle était là.
J’ai alors compris que ma fuite était ma réponse à cette anxiété.
Je préférais partir que me sentir en danger face à un désaccord, un défaut perçu comme un red flag énorme, ou même un doute sur l’avenir de la relation.
Les femmes anxieuses ressentent cette même anxiété.
La différence c’est qu’elles vont chercher à l’apaiser en s’accrochant à la relation, en cherchant à être rassurées à travers elle.
Les femmes fuyantes, l'apaisent en laissant tout tomber.
Mon anxiété restait intériorisée - je n’allais pas l’appeler 15 fois d’affilée, ou le supplier de me rassurer - mais je la ressentais bien.
Il a fallu que je travaille sur ma sécurité intérieure pour ne plus sentir ces vagues d’anxiété en couple.
Parce qu’il est « facile » de sembler secure dans le célibat : il n’y a personne pour activer l’anxiété.
Et c’est ainsi que de nombreuses femmes se réfugient dans le célibat en se disant que « tout va bien », pour finalement revoir leur anxiété se manifester dès les débuts d’une nouvelle relation.
Spoiler alert : c’est parfois elle qui sabote la relation, ou rend l’autre fuyant, même quand il était sécure au départ…
Aujourd’hui, je ne suis plus victime de mon anxiété, ni de mon envie de fuir.
Elles se manifestent encore parfois, mais je sais ce qui les active, et surtout, je sais comment me réguler.
J’ai développé un lien d’attachement sécure qui me permet de ne plus attirer d’homme indisponible, de ne plus les choisir, et de valoriser l’amour ancré, incarné.
C’est exactement ce que je transmets aux femmes dans Renaissance Sunshine.
Cet accompagnement est la clé pour te libérer de ton anxiété, de ton besoin de fuite, des relations dans lesquelles tu t’abandonnes et de celles que tu abandonnes par peur.
Tu n'es pas condamnée à être dans des relations où ton anxiété domine. Et tu n'es pas condamnée à fuir l'amour éternellement.
Tu peux changer ton rapport amoureux, je le sais, je reviens de loin 💞
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